Un sursaut pour la criée rochelaise

(SUD OUEST du 15/02/2013 - par Philippe BAROUX)

sudouest15022013

 

Satisfaisante, mais sans plus : c'est le bilan chèvre-chou que les trois halles à marée de la Charente-Maritime tirent de leur activité en 2012. La Cotinière, La Rochelle et Royan réunies totalisent une production de 9 100 tonnes, et atteignent un chiffre d'affaires cumulé de 44 millions. Trois criées aux profils différents, mais dont les bilans se recoupent sur plusieurs dénominateurs communs.


Ainsi, 2012 inscrit une production et un prix moyen en baisse. La conséquence de quotas de sole étroits, de la diminution des apports de langoustine et de lotte, toutes espèces majeures pour les flottilles côtières et hauturières charentaises, lesquelles ont donc reporté l'effort de pêche sur les céphalopodes, seiche et encornet, pour maintenir leurs chiffres d'affaires. Un glissement qui, s'il a permis de stabiliser la production globale en criée, a en revanche pénalisé le prix moyen. Exemple à Royan, où le cours fléchit de 3,2 %, à 8,22 €, un port qui, au plan national, conserve cependant le ruban bleu du meilleur prix moyen. Cela tient à la nature des espèces débarquées, des poissons dits nobles, tels que le bar de ligne.


LES COTINARDS LEADERS
Constatée à La Cotinière et Royan, la baisse des volumes n'est pas, une fois n'est pas coutume, un constat partagé par La Rochelle. Sa production augmente de 12 %, résultat que les gestionnaires de cette criée n'avaient plus constaté depuis plusieurs années. Dans ce port de Chef-de-Baie, les débarquements ont représenté 2 748 tonnes. Un résultat qui reste cependant deux fois moindre que la production cotinarde à 5 476 tonnes. La Cotinière reste ainsi le premier port de la Charente-Maritime, et le sixième au classement national.


Le second dénominateur commun des ports charentais était une année 2011 aux résultats exceptionnels. Par voie de conséquence, les baisses de 2012 sont à tempérer. Car comme l'exprime le gestionnaire de la criée de Royan, « 2012 reste dans la moyenne des années antérieures ».


DES PROJETS POUR L'ANNÉE

Ce chapitre refermé, les halles à marée ouvrent le livre des projets pour l'année en cours. À La Cotinière, le renouvellement de la concession portuaire à la fin de cette année va mobiliser les efforts du nouveau directeur du port, Nicolas Dubois. En toile de fond se dessine aussi le positionnement de la commune de Saint-Pierre-d'Oléron, concessionnaire du port depuis une trentaine d'années, dans le projet qui est actuellement à l'étude d'extension du port et de création d'un troisième bassin. Un investissement de 44 millions pour le financement duquel un partenariat public-privé pourrait se dessiner.


À Royan, l'essentiel de l'investissement sera consacré au remplacement des trois machines à glace qui alimentent mareyeurs et pêcheurs. Enfin, les Rochelais sont toujours à la recherche de voies de diversification. L'expérimentation d'un bassin de purification proposé aux producteurs de moules pour la requalification de leurs produits avant la mise en marché, sera lancée. Si l'essai appelle une demande des producteurs, la surface disponible pour cette purification sera accrue.


À La Rochelle encore, un projet d'unité de congélation mise à la disposition des mareyeurs est bien avancé. Un port où, du côté des producteurs, on attend beaucoup de la relance de l'armement Atlantic 17 qu'est en train d'opérer son nouveau président, Alain Pochon. Il est question que deux unités de pêche hauturière complètent les six chalutiers et fileyeurs que l'armement coopératif exploite en pleine ou copropriété. Du côté de la criée, on regarde de près la démarche qui, si elle se concrétisait, signifierait très rapidement augmentation des volumes débarqués.

 

Photo : La production rochelaise a renoué avec la hausse. © x.Iéoty « Sud Ouest »

Vente d'un navire La Rochelle

Vente navire La Rochelle

Caractéristiques navire

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Moteur VOLVO TAMD 63  de 2001 12000h, sondeur, radar,  VHF, SMDSM, pilote, 2GPS, 2CB,

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Prix avec ou sans matériel. Pour plus de renseignements Tél: 06 63 34 31 34  

 

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Maria Damanaki : Les préoccupations de la France seront prises en compte

(Le Marin du 08/02/2013 - André Thomas)

Le Marin

Maria Damanaki, commissaire européenne chargée de la Pêche et des Affaires maritimes, a visité Euromaritime jeudi 7 février et prononcé un discours à cette occasion, après une rencontre avec Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.

La veille, le mercredi 6 février, le Parlement européen avait massivement adopté le texte principal portant la réforme de la politique commune de la pêche, comportant notamment la mesure-phare de l’interdiction des rejets.

 

Lors de son discours officiel, Maria Damanaki, venue porter sa foi en la « croissance bleue », a insisté sur le potentiel formidable de l’économie maritime, qui « peut créer des millions d’emplois » et « aider à tirer l’Europe hors de la récession ».

Cependant, signe des temps, si Maria Damanaki a cité l’aquaculture – au même titre que l’énergie – comme l’un des secteurs porteurs de cette « blue growth » (« croissance bleue » en anglais) présentée dans un rapport récent de la Commission, elle n’a pas prononcé le mot « pêche ».

Interrogée sur ce point par le marin, elle a indiqué notamment indiqué que « les préoccupations de la France seront prises en compte » lors de la nouvelle étape de discussion qui s’ouvre désormais entre la Commission, le Conseil et le Parlement.

A l’issue d’une rencontre informelle sur le salon, sa première avec la commissaire européenne, le président du comité national des pêches, Gérard Romiti, notait que Maria Damanaki semblait ouverte à un certain dialogue sur les modalités d’application du « zéro rejet ».

L’une des principales revendications des pêcheurs français sera que l’Europe permette, notamment en desserrant les possibilités de construire des navires de jauge plus forte, d’adapter la flotte à cette nouvelle contrainte.

Maria Damanaki, vous estimez que la « croissance bleue » peut contribuer à tirer l’Europe hors de la récession. Quels sont les principaux secteurs qui peuvent selon vous permettre d’y parvenir ?

Tous les secteurs de l’économie maritime sont interdépendants. C’est pour cela que nous créons des clusters maritimes. Mais nous nous concentrons sur certains secteurs, qui présentent plus de potentiel en termes de création d’emplois. Les énergies marines, pas seulement l’éolien, mais également l’énergie des courants, des vagues, etc.

En deuxième lieu, l’aquaculture, car nous manquons de production et importons énormément. Le tourisme littoral, qui offre de nombreuses opportunités. Les biotechnologies bleues, qui permettent de fabriquer de nombreux nouveaux produits en matière de cosmétiques, de médicaments.

Et enfin l’exploitation minière des fonds marins.

Ce sont les secteurs les plus prometteurs. Je suis donc là pour rencontrer les investisseurs et examiner les directions que nous devons emprunter. Voir par exemple comment la construction navale peut aider au tourisme littoral.

Par quels moyens l’Europe peut-elle aider au développement de l’emploi maritime ?

C’est une question importante. Je pense qu’en premier lieu les investisseurs ont besoin de disposer de garanties sur le plan légal. Ils ont besoin d’une législation simple, qui puisse aider en matière d’innovation et donner les meilleurs résultats. Un exemple : nous allons aider les États membres en matière de planification de l’espace maritime.

C’est nécessaire, par exemple, pour aider les investisseurs qui recherchent des lieux d’implantation en aquaculture ou en production d’énergie. J’en suis certaine, car ils s’adressent à moi. Si l’on peut disposer d’une bonne planification de l’espace, qui prévoie ce qui est dédié au tourisme, au transport, à l’aquaculture, et ainsi de suite, nous obtiendrons la garantie nécessaire.

Le second point est d’appuyer l’innovation. Nous devons l’appuyer, à partir de fonds européens. Un exemple, qui vient d’ailleurs d’une excellente proposition française, vise à accompagner l’installation de jeunes à la pêche. Nous devons les aider à avoir la possibilité d’entrer dans cette profession. Comme vous le savez, le monde de la pêche est fermé.

Dans le discours que vous avez prononcé tout à l’heure, vous n’avez pas mentionné la pêche. Fait-elle encore partie de la « croissance bleue » ?

Oui, absolument. Hier, le Parlement européen (NDLR : le 6 février) s’est prononcé en faveur de la réforme. Nous avons de nombreuses études qui montrent que si nous suivons cette voie, nous obtiendrons de meilleurs stocks et nous pourrons développer l’emploi de 30 % au cours des dix prochaines années dans le secteur de la pêche. Je sais qu’il y aura une période de transition difficile, je peux comprendre cette préoccupation et nous devons aider les pêcheurs à la traverser.

Le Parlement européen a procédé à un vote très important hier, estimez-vous que vous parviendrez à un accord avec le conseil des ministres ?

Ce n’est pas terminé, nous avons encore beaucoup de travail. Nous devons maintenant travailler avec les ministres et le Parlement dans le cadre d’un trilogue réunissant le Parlement, le Conseil et la Commission. Nous devons mettre au point la manière dont nous allons appliquer la réforme. C’est encore beaucoup de travail, y compris pour la Commission.

Nous devons par exemple voir comment nous allons appliquer l’arrêt des rejets, comment affecter nos fonds pour aider les pêcheurs, leurs navires. J’ai commencé cette discussion dès aujourd’hui avec M. Cuvillier. Nous devons maintenant mettre au point l’agenda, examiner les conséquences réelles de la décision prise. Je peux vous assurer que les préoccupations de la France seront prises en compte.

En dépit de votre agenda très chargé, vous avez visité Euromaritime, pourquoi ?

Je dois dire que j’adore Paris, mais ce n’est pas la seule raison. Le secteur maritime français est très avancé. Le Cluster maritime français est très bien organisé. Je tiens à souligner qu’Euromaritime est le premier salon maritime après la présentation de notre communication sur la « croissance bleue ». Les Français ont été les premiers à reprendre le message. Je devais être là, car nous devons diffuser cette bonne compétence.

 

© Photo - 02/2013 - Le Marin - Propos recueillis par André THOMAS, traduction le marin.

Pêche : les Etats refusent une interdiction totale des rejets

(www.euractiv.fr  Jean-Sébastien Lefebvre)

Bateau PecheContrairement au Parlement européen, les gouvernements sont prêts à laisser aux pêcheurs une marge de manœuvre dans la lutte contre les rejets en mer.

Une négociation européenne se fait « toujours la nuit », ironise le ministre français de la Pêche, Frédéric Cuvillier sur son compte twitter.

L’accord sur la réforme de la Politique commune de la Pêche (PCP) n’a pas dérogé à la règle. Il est intervenu vers 5h30 du matin, mercredi 27 février.

Pas de « zéro rejet »

Les ministres se sont accordés sur la réduction des rejets en mer. Cette pratique consiste à passer par-dessus bord les poissons non commercialisables en raison de leur taille, leur mauvais état ou lorsque les quotas ont été dépassés.

Les associations de défense de l’environnement demandent depuis longtemps l’interdiction pure et simple de ces rejets. Le vote en ce sens des députés européens le 6 février a provoqué la colère des professionnels.

« Les députés européens sont irresponsables »

 De leur côté, les gouvernements sont prêts à laisser une marge de manœuvre à hauteur de 7 % aux pêcheurs, par rapport à leurs prises totales. Ce chiffre serait atteint progressivement d’ici 2019 : 9 % en 2015, et 8 % en 2017.

Les Etats souhaitent aussi que l’approche varie en fonction des zones géographiques et des espèces.

La réduction des rejets s’appliquera en 2015 en mer Baltique, 2016 en mer du Nord et dans les eaux du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et 2017 en mer Méditerranée et en mer Noire.

Utiliser le FEAMP

 L’assouplissement de cette mesure constitue une victoire pour la France et l’Espagne. Les deux pays ont toujours refusé la politique du « zéro rejet ». Seule la Suède a exprimé son opposition, sans toutefois remettre en cause l’accord.

La commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, s’est dite satisfaite. Elle a assuré les Etats de son soutien pour mettre en œuvre ces changements. L’amélioration technique des filets et une meilleure connaissance scientifique peuvent permettre de réduire les prises non désirées.

Pour atteindre les objectifs fixés, le ministre français souhaite également que le fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) soit mis à contribution. Cette proposition doit être discutée prochainement.

Son homologue espagnol s’est aussi réjoui de l’accord. Arias Cañete estime qu’il permettra à la flotte de son pays de réduire les rejets « sans sacrifices déraisonnables ».

Rare député européen à s’être prononcé contre l’interdiction totale en février, Alain Cadec (UMP) estime que la décision des ministres représente « une avancée significative ».

Rapporteur sur le texte du FEAMP, il a déjà prévu d’inclure des financements pour améliorer la sélectivité des filets. « Nous devons traiter les problèmes des rejets en amont », estime M. Cadec, même s’il reconnaît les moyens limités du fonds.

 Difficiles négociations en perspective

Mais M. Cadec est loin de représenter l’opinion générale du Parlement où la décision des ministres est sévèrement critiquée.

 Elu Europe Ecologie Les Verts, Jean-Paul Besset rappelle que les députés ont voté pour une interdiction totale des rejets. «  [Ils] doivent désormais se mobiliser pour s’assurer que l’approche déraisonnable du Conseil des ministres de l’UE ne soit pas maintenue », lance-t-il.

L’auteure du texte sur l’interdiction Ulrike Rodust (S&D, Allemagne) s’est en prise aux Etats qui « ne veulent aucun changement ». Les négociations à venir avec le Conseil et la Commission (trilogue), qui démarrent le 19 mars, seront difficiles, a-t-elle prévenu.

La présidence irlandaise de l’UE souhaite parvenir à un accord d’ici la fin de son mandat le 30 juin.

 

© EurActiv.fr 

L’Europe met la surpêche au ban

liberation-fev-2013RÉCIT Le Parlement de Strasbourg a adopté un plan ambitieux de reconstitution des stocks de poissons.

Déferlante de bon sens au Parlement européen pour harponner la surpêche. 502 des 754 eurodéputés ont adopté mercredi une politique commune de la pêche (PCP) durable. Cela semble anecdotique, mais c’est en réalité un vote historique qui s’est déroulé à Strasbourg.

«Pour faire simple, les deux tiers des députés européens de tous bords ont voté la fin de la surpêche pratiquée par l’UE depuis les années 80, le tout en fixant des objectifs ambitieux, à court terme, pour la reconstitution des stocks de poissons», explique Stéphan Beaucher, de l’ONG Océan 2012. L’écologiste, habitué des institutions européennes dont il arpente les couloirs sans relâche pour combattre les effets dévastateurs de la surpêche, a enfin l’impression que le dossier avance.

«Débarquement».

Pour la première fois depuis la création de la PCP en 1983, et en vertu du traité de Lisbonne, le Parlement européen va enfin exercer son rôle de colégislateur sur la politique commune de la pêche, ce qui signifie que les eurodéputés ont désormais la possibilité d’orienter la gestion de cette activité. «Les élus du peuple européen ont enfin leur mot à dire. Et ce mot, c’est qu’il faut arrêter de vider les océans de leurs poissons», se réjouit Hélène Bourges, chargée de campagne océans chez Greenpeace. Durant ses trente ans d’existence, de l’avis des scientifiques et des écologistes, la PCP n’a pas suffisamment protégé la ressource. Pour preuve : selon la Commission européenne, 54% des stocks en Atlantique Nord-Est et 87% de ceux de la Méditerranée sont surexploités par les pêcheries de l’Union. Quelles mesures ont donc été adoptées par les parlementaires ? D’abord un objectif qui consiste à ramener les stocks de poissons à un niveau permettant leur renouvellement dès 2020. Atteindre ce niveau, aussi appelé rendement maximum durable (RMD), n’est rien de plus qu’un objectif de bon sens. Sauf que les députés veulent aller «au-delà» du fameux RMD en 2020, c’est-à-dire dépasser le seuil minimum garantissant le renouvellement des stocks. «Imaginez que le RMD est l’heure à laquelle part votre train. Pour l’attraper, vous vous ménagerez quelques minutes d’avance. Aller au-delà du RMD, c’est pareil : c’est se ménager une marge de sécurité pour les stocks de poissons», rapporte Stéphan Beaucher.

Pour atteindre cet objectif, les députés ont validé une première mesure phare : l’interdiction des rejets en mer. D’ordinaire, les bateaux remettent à l’eau une partie de leurs prises, au motif que celles-ci n’entrent pas dans leurs quotas ou qu’elles ne sont pas commercialisables. En moyenne, les rejets en mer représentent 25% des prises, avec de grandes disparités en fonction des méthodes de pêche. Un beau gâchis qui pourrait s’arrêter dès 2014, selon les espèces.

Mais l’arrêt des rejets en mer hérisse la députée Isabelle Thomas (PS), qui s’est prononcée contre la réforme et interpellait ses collègues mardi, avant le vote : «Le débarquement obligatoire des rejets risque de détruire nos entreprises de pêche les plus fragiles, particulièrement les pêcheries multispécifiques et leurs emplois. Outre que cette mesure ne ressuscitera pas les poissons - car un poisson mort [le] restera, même débarqué -, il y avait des choix plus efficaces contre les rejets.» A partir de 2014, l’intégralité des prises sera ramenée à quai et les espèces non commercialisables viendront nourrir les élevages français. «Jauge brute». Autre mesure d’importance : la modification des critères de calcul des capacités de pêche des Etats membres. En effet, si on ne les connaît pas, impossible de pointer du doigt les flottes en surcapacité. «Aujourd’hui, ces capacités sont mesurées par la puissance du moteur et la jauge brute du bateau [sa capacité de stockage, ndlr], explique Hélène Bourges. Jusqu’à présent, chaque Etat membre aménageait ces critères à sa sauce.» Les parlementaires ont donc sifflé la fin de la récré : ce sera désormais à la Commission de fixer des critères, identiques pour tous.

Si les ONG se frottent les nageoires, Europeche, fédération européenne des associations du secteur, s’est dite «déçue» par ce vote. D’après Guy Vernaeve, son secrétaire général, il serait même «irréaliste» de fixer des quotas soutenables dès 2015. Mercredi à Strasbourg, la France s’est particulièrement distinguée : parmi les 13 eurodéputés socialistes français, un seul a voté pour la réforme quand le reste du groupe socialiste européen, unanime à l’exception d’une abstention, a approuvé les mesures.

Pourquoi une telle hostilité ? «Les députés français, quel que soit leur parti, ont suivi la ligne du gouvernement, en l’occurrence celle du ministre [Frédéric Cuvillier, ancien maire de Boulogne-sur-Mer, ndlr] qui répond aux attentes des acteurs français de la pêche», avance Hélène Bourges. «Les parlementaires européens n’ont rien révolutionné, mais ils ont pris des mesures de bon sens, conclut-elle. Sans poissons dans la mer, il n’y aura plus de pêcheurs, c’est assez simple à comprendre, non ?» Imparable, en tout cas.

 

Photo : Pêche à la sardine au large de Porto. Pour garantir la survie de cette espèce, le Portugal a dû réduire les prises entre 2008 et 2011. (Photo Nacho Doce. Reuters)

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